Il faudrait un nouveau Mai 68 pour combattre la nouvelle société moralisante, la nouvelle bien-pensance qui a remplacé pendant les Quarante Piteuses celle qu’avaient instituée bourgeois et communistes des Trente Glorieuses. Il faudrait retrouver la magnifique liberté de parole éphémèrement apparue en Mai 1968. Une parole volée par ceux qui ont retourné le slogan "Il est interdit d'interdire" en dispositifs pénaux exigés par des assoces des bourgeois et bobos libéraux poussés par le vent de mondialisation, d’un côté, alliées aux gauchistes n'ayant toujours pas renoncé à établir, bien que mille fois faillie, l’effrayante et grotesque utopie marxiste, aux féministes androphobes et aux minorités antiracistes racisantes, de l’autre, dispositifs appuyés par les médias mainstream qu'ils cogèrent (comme au temps du Général l'ORTF l'était par les gaullistes et le communistes : "à moi l'économie -le pouvoir sur les choses- à toi la culture -le pouvoir sur les esprits-"), dispositifs de surveillance sociétaux destinés au bout du compte à étouffer tout trouble à l'ordre public progressiste, c'est à dire à l'ordre marchant au pas de la loi de la mondialisation, de l’ouverture sans limite aux capitaux, à la circulation des personnes doublée de leur installation là où elles le souhaitent, et à la multiplication des droits individuels portés par des minorités de combat installées dans le Cheval de Troie de la Société civile. Minorités puissantes car soutenues par des intérêts économiques et financiers marchandiseurs surpuissants (les premières étant les idiotes utiles des seconds et inversement). C'est à nous de ressaisir les armes de la liberté (ou de la vérité pour parler comme Soljenitsyne) en redonnant voix à la parole étouffée pour que la réalité revienne devant les yeux des hommes (femmes et transgenres compris(e)s).

Interdit d'interdire